GHB / GBL

  • Categorie : depresseur (du SNC)
  • Nom chimique : gamma-hydroxybutyrate / gamma-butyrolactone
  • Noms courants : « ecstasy liquide », « GHB », « GBL », « butanediol 1, 4 », « gouttes KO », etc.
  • Le GHB a un goût très léger (non perceptible si mélangé à une boisson) et il est inodore. Le GBL a un goût savonneux, salé, comparable à un dissolvant.
  • Le GHB et GBL (comme usage psychoactive) est soumis à la Loi sur les stupéfiants !
  • Le GBL peut s’acheter en grande quantité (litre) sur le net, comme détergent. Il convient d’avertir les potentiels usagers des risques, et de la difficulté d’effectuer un bon dosage.
  • Effets :
    • Euphorie
    • Détente
    • Désinhibiteur
    • Intensification des perceptions
    • Besoin de parler
    • Utilisé comme « drogue des relations sexuelles » et pour la « descente » après l’usage de stimulants
    • L’effet est partiellement comparable à l’ivresse aiguë de l’alcool, et moins à celui de l’ecstasy.
  • Effets indésirables :
    • Somnolence (endormissement) qui peut aller jusqu’à un sommeil très profond (de type comateux)
    • Nausée, vomissement
    • Inconscience ou état comateux
    • Amnésie (troubles de mémoire pour la période après la prise)
    • Bradycardie (baisse de la fréquence cardiaque)
    • Hypothermie (baisse de la température corporelle)
    • Excitabilité (agitation psychomotrice, mouvements désordonnés, activation du système végétatif, réponses incohérentes ou confusion, état inabordable par exemple)
    • Délire
    • Myoclonies (brèves contractions musculaires isolées, par à-coups)
    • Troubles extrapyramidaux
    • Convulsions épileptiformes
    • Dépression respiratoire à hautes doses
    • Attention : coma et vomissements !
    • Attention : marge thérapeutique étroite ! (d’où son absence d’utilisation comme anesthésiant)
    • Attention : le GHB est aussi connu comme « drogue du viol », d’où le conseil de ne jamais laisser son verre sans surveillance et en cas de malaise den pas sortir seule d’l’endroit: des rapports sexuels non consentis peuvent survenir chez des personnes qui ont absorbé des substances sédatives à leur insu (souvent alcool et médicaments, mais aussi GHB/GBL), afin qu’elles ne puissent pas opposer de résistance. Si un(e) patient(e) exprime des soupçons dans ce sens, il/elle doit être encouragé(e) à déposer plainte et être examiné(e) sur le plan gynécologique ou proctologique. La prise de sang et d'urine doit être effectuée immédiatement, car la période de détection du GHB est courte.
  • Dépendance physique : l’usager a besoin de renouveler la prise de GHB/GBL toutes les 3-4 heures
  • En cas de consommation régulière, une dépendance physique est possible. Le syndrome de sevrage éventuel est sévère tant sur le plan somatique et psychique (agitation, confusion, délire) et  nécessite une hospitalisation, parfois en milieu intensif. Le traitement par benzodiazépines à haute dose peut s’avérer innefficace ; dans ce cas, on peut recourir à des protocoles de sevrage par GHB médical (XyremR) (Attention : en l’absence de traitement, des crises convulsive épileptiformes peuvent survenir !).
  • Durée de l’effet (dose dépendant) : 15 minutes à 3 heures environ
  • Présentation : le plus souvent liquide
  • Voie de consommation : orale
  • Exemples de combinaisons dangereuses :
  • Alcool : risque d’arrêt respiratoire, augmentation des troubles de la mémoire
  • Opioïdes : risque d’arrêt respiratoire
  • Benzodiazépines : risque d’arrêt respiratoire, augmentation des troubles de la mémoire
  • Cannabis
  • Médicaments antirétroviraux (VIH)
  • Kétamine
  • « Uppers » (cocaïne, amphétamines, etc.) : déshydratation et risque d’hyperthermie
  • Précautions pour un usage à moindre risque

 

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